Histoire & Données

Curieuses données ?

Un regard sur notre histoire ? Depuis quand peut-on filer l’apparition des données ? Prémisse de leur épistémologie dans cet article !

Les données, ces expressions synthétiques de la réalité qui nous paraissent si mystiques, relèvent peut être d’une historicité et d’une simplicité qui encore aujourd’hui, nous échappent…

Le rôle des traces, de leur première production historique à leur production massive actuelle, a donc permis de décrire le monde, tel que les individus le percevaient dans leur contexte.

L’histoire des données permet, dans une approche théorique de cet objet social, de s’intéresser aux langages, aux symboles ou bien encore aux différents médias et techniques, qui furent utilisés pour appuyer cette production.

Si l’on remonte dans l’histoire, on pourrait ainsi fixer l’apparition des premières données aux différents pétroglyphes retrouvés notamment dans les grottes préhistoriques, où l’on comprenait en un regard, les différents récits de vie des populations humaines de l’époque. Cependant, nous remarquons déjà vos regards interloqués, et l’exemple suivant vous parlera sans doute mieux.

L’invention de l’écriture, avec les premières tables comptables des Mésopotamiens, a permis de synthétiser sur des tablettes d’argile (pas encore SQL, certes…), toutes sortes d’informations sur les récoltes, les impôts, les populations…

L’écriture a ainsi servi à accéder à un niveau de représentation de la réalité plus important, où le caractère concret du décrit s’est précisé. Restait alors à régler la question du support. En effet, l’argile restait peu pratique, et il fallut trouver un support mieux adapté, afin de permettre une généralisation plus importante de ce mode de communication.

Le papyrus, puis le vélin et enfin le papier se sont donc progressivement et successivement imposés, et ont permis une généralisation plus importante des écritures et la prolifération des différents systèmes symboliques décrivant le monde. Dans cette veine, l’imprimerie a permis de massifier les volumes traités, en allant vers toujours plus d’accumulation et de diffusion de savoirs et de connaissances. Pensez aux grandes bibliothèques, déjà à l’époque d’Alexandrie.

Vous commencez à voir vers où l’on veut aller dans cet article ?

L’essor de nouveaux supports de communication numériques et virtuels accompagnant internet, a donc autorisé la captation et le stockage de manière infinie de traces du réel, simplifiant ainsi les problèmes d’accès, mais posant, vous n’êtes pas sans le savoir, de nouveaux problèmes. La sécurité, la qualité ou la véracité de l’information contenue sur ces supports numériques se sont donc vues questionnées et remises en question.

Aujourd’hui, ces problématiques rythment le quotidien des professionnels, informaticiens ou chercheurs, et les technologies nouvelles se positionnent à différents nœuds, tout au long de la chaîne de vie des données.

Le choix du support, le contrôle de la véracité ou de la qualité de l’information prennent donc une importance encore plus déterminante dans un monde où la simultanéité, la conformité et la précision de la demande s’accroît.

De nouveaux outils, comme les « Data Center », permettent une performance en termes de stockages, transactions et traitements, inégalée.

A l’aube d’un internet nouveau, autour des technologies IoT ou Industrie 4.0, ces instruments offrent une sérénité dans la gestion de volumes croissants de traces, et une opportunité d’évolution au travers de différentes interfaces métiers, au cœur des entreprises et des systèmes d’information.

Cette nouvelle modernité permet de construire une autre manière d’interagir avec le monde réel, de le rendre encore plus interactif et agile que ce dernier ne l’était auparavant (on a bien dit « agile » et non « argile » !), afin de permettre et faciliter la généralisation et le partage des connaissances et des données.