Z Innovation

Du Mips & des Flops

Ici, au cœur de l’information automatique, on se dépasse pour le digital !

Apparus dans les années 50-60, ces ordinateurs se sont intégrés dans les systèmes d’information de toutes les firmes aussi bien industrielles, bancaires et assurancielles, ou bien encore dans les grandes institutions administratives, tant régaliennes que territoriales.

Ces ordinateurs centraux, encore connus sous le nom de macroordinateurs, étaient au milieu du XXeme siècle produits par différentes compagnies, telles que General Electric, Siemens, Honeywell, Bull ou encore, IBM and the Seven Dwarfs. Par la suite, différents rachats ont restructuré le marché, et IBM s’est finalement imposé comme le leader du secteur.

L’avantage de ces machines, outre leurs performances et interopérabilités, tient dans leur modèle d’affaire, la sécurité, et les faibles coûts d’hébergement et de stockages des données cibles. L’institut National des Normes et des Technologies (NIST), classe ces infrastructures comme les plus sécurisées au monde, devant d’autres systèmes, tels que Windows ou Linux.

Constamment réactualisées, différentes versions de ces puissantes machines furent successivement introduites, afin de répondre aux besoins fluctuants des marchés, allant vers de plus en plus d’agilité, de scalabilité et de résilience.

Les premiers modèles, IBM360 et IBM370 firent leur apparition dès 1965. La fusion récente avec d’autres structures, tels que les supercalculateurs, ont donné naissance aux entités que l’on appelle depuis 2007, des « gameframe ». Plus récemment, différents produits furent successivement déployés sous les noms de zSeries et zEntreprise System.

Cette première gamme a recouvert des machines tels que les z900 (2000), z800 (2002), z990 (2003) ou encore les z890 (2004), z9 (2005) et z10 (2008).

Par la suite, une seconde gamme s’est déployée avec les produits tels que les z196 (2010), z13 (2015), z14 (2017) et le dernier, le z15 (2019).

Au cœur des infrastructures numériques, leur connaissance et maîtrise requiert un savoir profond sur le fonctionnement de l’informatique, et les ingénieurs « Z-system » sont des experts respectés dans la profession.

Aujourd’hui, les enjeux autour de ces technologies, restent principalement orientés autour de la nécessité de continuer à former et renouveler cette population d’experts. La rareté des personnes capables de piloter ces machines n’est plus à démontrer, à l’image des besoins croissants que rencontrent les entreprises pour continuer à maintenir et actualiser ces systèmes.

Leurs concurrents ? Les serveurs qu’on est obligé de rooter par rac, pour qu’ils puissent atteindre les mêmes performances que les Z. Conçus pour être obsolescents et remplaçables, ces derniers « pètent souvent un plomb », lorsque le volume de transactions devient trop important.

Il faut bien comprendre qu’il faudra en changer souvent pour maintenir les performances de votre infrastructure. Pas très éco-friendly, n’est ce pas ?